Dans la peau d’un photojournaliste #1

© Stimultania

Mercredi 16 décembre 2015 – Maison du Jeune Citoyen de Schiltigheim (67)

  • 1 groupe de 5 jeunes ayant entre 11 et 14 ans
  • Avec Pauline Joseph
  • Durant 2h
  • La thématique abordée : La paix et la violence dans le photojournalisme
  • Auteurs proposés : « Safe House » de Insa Hagemann et Stefan Finger, photographie issue de l’exposition « Regards sur la paix»

 

Dans le cadre de l’exposition « Regards sur la paix », Stimultania et la Maison du Jeune Citoyen ont organisé un atelier « Dire par l’image » mené par Sidonie Milon et Hélène Bléhaut toutes deux photographes.Composé de 9 séances, cet atelier offre aux participants l’opportunité de déceler le monde fascinant du photojournalisme.

En novembre, une visite a été programmée aux Dernières Nouvelles d’Alsace à Strasbourg en vue de rencontrer des professionnels et de découvrir ces immenses machines à impression. À l’issue de cet atelier, les enfants devront produire leur propre journal agrémenté de photographies et d’articles. Mais pour pouvoir comprendre comment se construit une photographie, comment la regarder et la comprendre, rien de mieux que de passer par un atelier Les Mots du Clic.

Ainsi, 5 participants ont exploré, épié, analysé sous toutes ses coutures une photographie de deux photoreporter : Insa Hagemann et Stefan Finger. Tirée de la série « The Safe House », la photographie retrace le quotidien de ces jeunes filles qui ont été victimes d’exploitation sexuelle aux Philippines. Face à cette image, les jeunes y ont vu des messages différents du discours originel. Le problème ? Il n’y en a pas. Chaque regard est recevable si argument il y a. À la demande de la médiatrice, les participants se sont mis dans la peau d’un photojournaliste ayant pour but de donner un titre accrocheur et de rédiger un court article sur la photographie :

 

« Dans cette réalité massacrante, on peut voir ce lieu isolé et isolant : si loin de nous mais pourtant si près de ces enfants. Ces enfants suscitent de l’émotion, de la tristesse et de la compassion. On peut les voir enfermés et suppliant. Après un événement, on les voit bouleversés, allongés sur un sol sali et adossés contre des murs détruits. » – Les enfants en guerre -. Louise.
« Ce lieu est isolé tout en étant isolant pour les enfants. Il est près des enfants, il a été détruit après que l’armée soit venue kidnapper des enfants. Ce lieu suscite de l’intérêt sur cette réalité montrant la guerre dans ce pays. Ce lieu est détruit, marqué à certains endroits par des impacts de balles, ces enfants sont coincés entre des espèces de murs matelassés. On y voit une jeune fille criant, une autre allongée (sûrement morte) et une autre portant sa main à sa tête. Cette photo montre la guerre dans tout ses états tandis que nous, nous sommes dans un monde de paix. Comme quoi, ce lieu qui était avant parfait, à soudain était attaqué par des gens sans cœur. » – Les enfants entre quatre murs -. Inès
« Cette photo représente un lieu qui est isolé mais qui est proche des enfants et qui ont été pris après un événement. Elle suscite l’intérêt des gens à regarder la réalité en face. » – Photographie pour la paix -. Olia.
« Cette photo représente un lieu isolé qui est près des enfants et qui, après un événement, a suscité la réalité. La photo a été prise par un monsieur qui a été très ému par cette petite fille qui pleure et qui avait très mal aux oreilles par ces cris. » – Les enfants pleurent -. Simeon

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